La rénovation du Chaperon Vert terminée, des habitants oubliés
- Demain Gentilly

- 4 nov. 2020
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Clap de fin du projet de rénovation urbaine du Chaperon Vert, 12 ans après la signature de la convention partenariale. L'opération visait d’une part à rénover le parc de logements sociaux pour le rendre conforme aux normes en termes de surface et d'isolation et d’autre part à améliorer la qualité de vie des habitants en retravaillant les espaces publics et les voies de circulation au sein du quartier tout en apportant davantage de mixité sociale. De nouveaux équipements ont pu voir le jour ou être rénovés : le gymnase Carmen Leroux, l’école maternelle Jean Lurçat, la crèche, la passerelle du Cambodge et l’aménagement des berges de l’A6b. Plus de 800 logements ont été réhabilités et 650 construits à Gentilly. Ce projet a coûté 300 millions d’euros répartis entre différents financeurs dont les villes de Gentilly et Arcueil sans connaitre, d’ailleurs, le montant alloué par la ville.
En 2011, dans le Vivre à Gentilly, Mme Joubert, enthousiaste, évoquait le projet social à construire pour l’avenir du Chaperon Vert et avec beaucoup d’espoir se demandait « Comment vivrons-nous dans ce nouveau quartier ? ». Nous pouvons répondre aujourd’hui : pour la majorité des habitants, mal.
Le quartier rencontre encore des difficultés en termes sanitaire (des eaux usées qui remontent et inondent les RDC de bâtiments, des déchets qui jalonnent les trottoirs, des infestations de nuisibles), sécuritaire (des greniers et des caves inaccessibles en permanence, des rodéos nocturnes dans les rues, des trafics dans les cages d’escaliers), de confort de vie (des ascenseurs continuellement en panne, un marché qui diminue comme peau de chagrin) et éducatif (des enfants scolarisés à l’école Lamartine surchargée). Les habitants se sentent abandonnés, lassés d’alerter en vain la municipalité. Le parti pris des transformations du quartier à Arcueil et de la ZAC Lénine vient souligner ce sentiment d’injustice.
Certes, quelques logements sont mieux isolés, de nouveaux équipements ont été construits et une certaine mixité sociale est apparue mais la municipalité n’est-elle pas passée à côté de l’essentiel : offrir un cadre de vie dynamique, sécurisé et épanouissant pour les habitants, anciens et nouveaux ? Rénovation urbaine et impact social ne pouvaient-ils pas être menés de front ?
A l’aube d’un plan de rénovation urbaine du quartier Gabriel Péri et du renouvellement du Plan Local d’Urbanisme, nous demandons à la municipalité de mettre les habitants au cœur de ses réflexions afin que l’argent public dépensé ait un réel impact social. Si, même à Gentilly, les politiques continuent à délaisser les habitants des quartiers populaires, c’est un avenir bien sombre qui se dessine. Mme Tordjman annonçait dans un entretien au lancement de la rénovation : « L’opération de renouvellement urbain du Chaperon vert va donner un bel avenir à ce grand quartier populaire ». Les habitants n’attendent que cela !



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